La Cour d’appel britannique a confirmé l’interdiction de l’organisation Palestine Action et annulé une précédente décision de la Haute Cour qui jugeait cette mesure illégale. Cette décision maintient la possibilité de poursuites contre les quelque 3 000 personnes arrêtées dans le cadre des actions et mobilisations liées au mouvement. Elle renforce également l’usage des dispositifs antiterroristes contre des militants poursuivis pour des actions de désobéissance civile visant principalement des entreprises d’armement liées à Israël. Plusieurs activistes risquent désormais d’être condamnés avec une « connexion au terrorisme », bien qu’ils n’aient pas été reconnus coupables d’infractions terroristes.
« Ceci n’est pas une défaite. Palestine Action a été si efficace dans la perturbation de l’industrie des armements israélienne, que l’État a déployé toute sa puissance contre nous. En agissant ainsi, ils ont exposé la manière dont ils privilégient le régime sioniste au détriment de ses propres citoyens. Tant que nous continuerons à résister, nous aurons gagné », a réagi Huda Ammori, cofondatrice du mouvement.