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Royaume-Uni : L’accusation de « terrorisme » utilisée dans des nouveaux procès de Palestine Action

Après la condamnation en juin de quatre militants de Palestine Action à des peines de cinq à huit ans avec une « connexion terroriste », les autorités britanniques cherchent désormais à reproduire ce mécanisme dans plusieurs nouveaux procès. Dans l’affaire des « Teledyne Three », qui s’ouvre le 17 août, les accusé·es sont poursuivis pour avoir mis hors d’usage une partie d’une usine produisant des composants pour les F-35. Le juge Driver leur interdit notamment d’expliquer au jury les motivations politiques de leur action, tandis qu’une éventuelle « connexion terroriste » pourrait être retenue au moment de la peine. Les audiences préparatoires font également l’objet de restrictions empêchant les médias britanniques d’en rendre compte.

Le même procédé apparaît dans l’affaire des cinq militants ayant ciblé une agence Barclays en 2024 pour dénoncer ses liens avec l’industrie d’armement israélienne : condamnés pour dégradations, ils pourraient être sanctionnés au titre d’une « connexion terroriste », alors que cette qualification n’avait pas été soumise au jury pendant leur procès. Une audience doit déterminer son application. Le précédent créé par le procès Filton tend à installer une nouvelle pratique judiciaire permettant de transformer a posteriori des actions de protestation et de sabotage en affaires relevant de l’antiterrorisme, avec des peines et des conséquences nettement plus lourdes.