Les autorités turques ont procédé à une vaste série d’interpellations dans le cadre des mobilisations contre le sommet de l’OTAN prévu à Ankara début juillet. Sur les 225 personnes visées par des mesures judiciaires, 135 ont été présentées à la justice et 129 ont été demandées en détention, aboutissant à l’incarcération de 103 personnes, tandis que 26 ont été placées sous contrôle judiciaire. Parmi les personnes arrêtées figurent de nombreux membres d’organisations de la gauche révolutionnaire et progressiste. Plusieurs observateurs font état de restrictions aux droits de la défense lors des procédures, notamment des difficultés d’accès des avocats à leurs clients et des contestations portant sur le manque de preuves matérielles justifiant les détentions.