Dans le cadre d’une offensive répressive ciblant le Parti Socialiste des Opprimés (ESP), la Fédération des Associations de Jeunesses Socialistes (SGDF), le Conseil des Femmes Socialistes (SKM), le média ETHA et diverses structures politiques et syndicales de gauche, une centaine de militants ont été interpellés le 3 février lors de perquisitions menées dans 22 villes de Turquie et du Bakur, sous l’accusation d’« appartenance à une organisation et de propagande organisationnelle », en l’occurrence le Parti Communiste Marxiste-Léniniste (MLKP). Lors de plusieurs audiences les 5 et 6 février, 77 d’entre eux ont été placés en détention, tandis que d’autres ont bénéficié de mesures de contrôle judiciaire. Parmi les personnes emprisonnées figurent Berfin Polat (co-présidente de la SGDF), Murat Çepni (co-président de l’ESP) et Tanya Kara (porte-parole du SKM). Lors de son procès, Murat Çepni a déclaré : « Vous pouvez prendre en otage les membres de l’ESP avec des dossiers montés de toutes pièces, mais vous ne ferez jamais capituler son idéologie et sa politique. La lutte du peuple pour la liberté et le socialisme continuera, et l’ESP restera au cœur du combat. Il n’y a ni pessimisme, ni résignation ! »
Ces arrestations ciblent des militants pour leur engagement en faveur du Rojava, de la révolution socialiste, des droits des travailleurs et de la lutte pour l’émancipation des femmes, ainsi que pour la diffusion d’idées socialistes. Le procès et les interrogatoires reposent sur des témoignages d’« informateurs » et incluent des pièces à conviction, telles que des livres de Mahir Çayan, Che Guevara ou le Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels, qualifiés de « preuves d’activité criminelle ». Les militants détenus et leurs avocats dénoncent des procès politiques et appellent à la solidarité, alors que les initiatives de soutien se multiplient en Turquie et dans plusieurs pays européens.












