À la demande de l’Autorité des technologies de l’information et de la communication (BTK), l’organisme public turc chargé de réguler les télécommunications, Internet et les médias numériques, le réseau social X a restreint l’accès depuis la Turquie à des dizaines de comptes d’associations LGBTQIA+, féministes et de défense des droits humains. Parmi les organisations visées figurent notamment 17 Mayıs Derneği, GALADER, Genç LGBTİ+ Derneği, HEVİ LGBTİ+ Derneği, Lambdaİstanbul, LİSTAG, Muamma LGBTİ+, Pembe Hayat, SPoD, Kırmızı Şemsiye, Kaos GL, ainsi que de nombreux collectifs féministes, étudiants et militants. La journaliste et dessinatrice Aslı Alpar a également vu son compte bloqué.
La liste des comptes concernés comprend aussi de nombreuses organisations de défense des droits humains, collectifs féministes, syndicaux, étudiants ou locaux, parmi lesquels İnsan Hakları Derneği, Kadının İnsan Hakları Derneği, Mor Çatı, Ankara Pride, İstanbul Pride, Trans Pride İstanbul, LGBTİ+ Meclisleri, ODTÜ LGBTİQAA+ Dayanışması, Queer Deer, Pozitif Dayanışma, Velvele et Yeni Demokrat Kadın. Selon X, la demande de blocage émane de la BTK et s’appuie sur l’article 8/A de la loi turque n°5651, qui permet aux autorités de restreindre l’accès à des contenus en ligne pour des motifs liés à la sécurité nationale, à l’ordre public ou à la prévention de certaines infractions. Les comptes visés diffusaient principalement des informations sur les droits LGBTQIA+, les Marches des fiertés et des critiques de mesures législatives jugées hostiles aux personnes LGBTQIA+.