Depuis leur prison, les coprésidents du Parti socialiste des opprimés (ESP), Deniz Aktaş et Murat Çepni, ont salué les manifestations organisées contre le sommet de l’OTAN à Ankara. Dans un message publié le 7 juillet, ils dénoncent une alliance militaire au service des intérêts impérialistes et accusent le gouvernement turc d’accompagner cette stratégie par un renforcement de la répression contre les opposants, les mouvements sociaux, les femmes, les personnes LGBTQIA+ et le mouvement kurde.
Le sommet de l’OTAN qui s’est tenu aujourd’hui à Ankara n’avait pas pour but la sécurité des peuples, mais la mise en œuvre des nouveaux plans de guerre, d’occupation et de destruction des impérialistes. L’augmentation des dépenses militaires à travers le monde, les budgets colossaux alloués aux monopoles de l’armement, les nouvelles alliances militaires formées entre États et la multiplication des conflits régionaux convergent vers une même vérité : les impérialistes préparent une nouvelle guerre de partage.
La guerre reportée entre l’Iran et l’alliance américano-israélienne au Moyen-Orient, le génocide en cours en Palestine, le conflit qui s’éternise en Ukraine et l’escalade des tensions dans la région Asie-Pacifique s’inscrivent tous dans une même politique de guerre impérialiste. Pendant que les impérialistes planifient la redistribution du monde, les travailleurs, les ouvriers et les peuples opprimés en paient le prix fort : leur sang, leur vie et la misère.
Ce n’est pas un hasard si cette organisation guerrière, qui sème la mort parmi les peuples, s’est réunie aujourd’hui à Ankara pour discuter de nouveaux plans d’attaque. La Turquie, qui possède la deuxième armée de l’OTAN, occupe une place cruciale dans la stratégie de guerre impérialiste. Les impérialistes considèrent la Turquie non seulement comme une base militaire, mais aussi comme un centre stratégique où la main-d’œuvre bon marché est exploitée, la pauvreté s’aggrave et les effectifs peuvent être fournis pour la guerre en cas de besoin. Tandis que des milliards sont engloutis dans les dépenses militaires, les travailleurs sont condamnés à la faim, les femmes à la pauvreté, les jeunes au chômage et les retraités à des conditions de vie misérables.
Ceux qui ne parviennent pas à éradiquer la faim tentent de la dissimuler. Ils repeignent les murs et capturent les animaux errants pour masquer la misère. Mais la réalité demeure inchangée. Nous savons que la guerre et la pauvreté sont leur œuvre.
Le régime fasciste AKP-MHP prépare ce sommet depuis longtemps. Depuis 2025, il cible les femmes et les personnes LGBTQ+ avec sa politique de « l’Année de la Famille », augmente ses dépenses militaires et intensifie sa répression contre les forces de résistance sociale. Tout en renforçant la répression intérieure, il tente de consolider son pouvoir en négociant avec les puissances impérialistes étrangères.
La loyauté envers l’OTAN se manifeste par des attaques contre le peuple. C’est pourquoi nous comprenons parfaitement les objectifs de la répression politique lancée contre notre parti le 3 février, suivie d’arrestations et de détentions. Ces attaques contre les révolutionnaires et les socialistes sont une conséquence de la politique de guerre de l’OTAN et une tentative du régime fasciste d’entraver la lutte anti-impérialiste et antifasciste.
Ce que les impérialistes appellent « sécurité », c’est la mort pour le peuple ; ce qu’ils appellent « stabilité », c’est l’exploitation, l’occupation et l’oppression.
Depuis sa création, l’OTAN a été bien plus qu’une simple alliance militaire ; c’est une organisation guerrière impérialiste, œuvrant contre le socialisme et la lutte de libération des peuples. Elle poursuit cette mission aujourd’hui car les impérialistes savent que la véritable alternative à la guerre, à l’exploitation et à la pauvreté réside dans la lutte organisée des peuples. C’est pourquoi ils ciblent le socialisme et tentent d’anéantir la lutte révolutionnaire.
Mais l’histoire ne sera pas écrite par eux, mais par ceux qui résistent !
De tout temps, aucune guerre impérialiste n’a duré éternellement. Aucun régime fasciste n’a pu soumettre la lutte organisée des peuples. Aujourd’hui, intensifier la lutte contre les politiques de guerre de l’OTAN, l’impérialisme, le fascisme et le régime collaborationniste est une responsabilité partagée par les travailleurs, les femmes, les jeunes, les personnes LGBTQ+, le peuple kurde et tous les opprimés.
Aujourd’hui, nous saluons celles et ceux qui étendent la lutte rue par rue contre l’OTAN, organisation de guerre impérialiste ; celles et ceux qui élèvent la voix contre la guerre, l’exploitation et le fascisme.
Vive la lutte unie des peuples !
L’OTAN meurtrière et ses collaborateurs seront vaincus, les peuples résistants l’emporteront !