Les militantes socialistes Tanya Kara, porte-parole générale des Conseils socialistes des femmes (SKM), et Şükran Yaren Tuncer ont été remises en liberté le 10 juin 2026, à l’issue de la première audience de leur procès devant la 27e Cour pénale lourde d’Istanbul. Arrêtées le 3 février dans le cadre d’une vaste opération visant le Parti Socialiste des Opprimés et différentes organisations, elles étaient jugées aux côtés de la militante Azze Deniz Akşar, poursuivie dans la même affaire mais laissée en liberté pendant la procédure.
Lors de l’audience, les deux femmes ont rejeté les accusations, affirmant être visées pour leurs activités politiques et associatives légales. Tanya Kara a notamment déclaré que les éléments retenus contre elle concernaient sa participation à des mobilisations contre les féminicidess, ainsi qu’à des manifestations organisées par des organisations démocratiques. Les prévenues ont dénoncé un dossier fondé principalement sur des témoignages anonymes et ont dénoncé la procédure comme une atteinte à la liberté d’organisation et d’expression politique.