Détenu depuis l’opération menée le 3 février contre le Parti Socialiste des Opprimés (ESP), Muhammet Çelik a été remis en liberté sous assignation à résidence à l’issue de sa première audience devant la 28e cour d’assises d’Istanbul. Lors de sa défense, il a rejeté les accusations portées contre lui, affirmant que les faits retenus par l’accusation relevaient exclusivement de ses activités politiques légales au sein de l’ESP, notamment sa participation à des manifestations, commémorations et réunions publiques.
Ses avocats ont dénoncé une atteinte à la liberté d’organisation et d’expression, soulignant que des activités politiques publiques et des actions de solidarité avaient été présentées comme des preuves à charge. Malgré la demande du procureur de maintenir sa détention, le tribunal a ordonné sa libération sous contrôle judiciaire avec assignation à résidence.