Le secrétaire d’État Marco Rubio et le conseiller présidentiel Stephen Miller ont réuni des représentants de 66 pays lors d’une conférence consacrée à la « résurgence de la violence politique », centrée exclusivement sur les mouvements de gauche. Les deux responsables ont qualifié les militants de gauche d’« ennemis de la civilisation » et annoncé un durcissement de la politique américaine contre les organisations considérées comme d’« extrême gauche ». Les mesures prévues comprennent de nouvelles restrictions de visas pour les membres présumés de ces groupes, l’extension de la désignation d’organisations comme « terroristes » et une coopération renforcée entre les agences de renseignement et les forces de l’ordre pour les identifier, les surveiller, les priver de financements, les exclure du système bancaire, puis les poursuivre en justice.
Ces annonces s’appuient sur une directive présidentielle qui fait de la lutte contre les violences attribuées à l’extrême gauche une priorité de sécurité nationale. L’administration n’a pas évoqué les violences de l’extrême droite, notamment l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021. De nombreux observateurs, dont des juristes et anciens responsables du FBI, soulignent que cette stratégie risque d’assimiler des militants politiques à des organisations terroristes et d’étendre considérablement les pouvoirs de surveillance et de répression de l’État.