La Sûreté de l’État belge a dû supprimer des données personnelles récoltées via un questionnaire interne jugé illégal par le Comité R, car non conforme à la loi sur la classification. Destiné à renforcer le contrôle préalable aux habilitations de sécurité, ce formulaire demandait notamment aux agents des informations sensibles sur leur santé mentale, leur consommation d’alcool ou de drogues, leurs opinions politiques et leurs relations personnelles, suscitant de vives critiques. Les syndicats dénoncent une atteinte à la vie privée et appellent le gouvernement et le Parlement à enquêter sur les pratiques internes du service de renseignement.