Le 2 avril à Khan Younis, des milliers de Palestiniens se sont rassemblés sur la place Al-Aqsa pour protester contre la récente loi israélienne autorisant l’exécution de prisonniers palestiniens, adoptée par la Knesset. Organisée par les forces nationales et islamiques avec la participation du Front populaire de libération de la Palestine et d’autres factions, la manifestation a réuni habitants et déplacés des camps de réfugiés des provinces de Rafah et Khan Younis. Les participants ont brandi des banderoles dénonçant la loi et scandé des slogans en soutien aux prisonniers, qualifiant la mesure de tentative de légaliser les assassinats. Lors des interventions, les responsables ont dénoncé la détérioration des conditions de détention depuis le 7 octobre, citant privations de nourriture et soins, restrictions sur la propreté et les visites, et multiples abus quotidiens. Ils ont insisté sur la nécessité de poursuivre la mobilisation populaire pour protéger les droits des prisonniers palestiniens.
En Cisjordanie occupée, les villes de Ramallah, Hebron et Nablus ont été le théâtre de grèves générales et de manifestations le 1er avril 2026. Les Palestiniens ont fermé leurs commerces et institutions, brûlé des pneus et défilé en scandant leur opposition à la loi. Les organisations de défense des droits humains dénoncent un système de justice coloniale, soulignant que plus de 9 500 Palestiniens, dont 350 enfants et 73 femmes, sont actuellement détenus dans des conditions souvent dramatiques.