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France : Renforcement de la loi séparatisme et criminalisation croissante des organisations musulmanes

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a annoncé un renforcement de la loi dite « séparatisme », visant à étendre significativement les prérogatives de l’État dans le contrôle des associations et des publications. Ce nouveau dispositif prévoit notamment de faciliter le gel des avoirs administratifs, jusque-là réservé aux situations liées au terrorisme, mais désormais applicable à des cas définis comme relevant du « séparatisme ». Il permettra également de dissoudre plus facilement des structures associatives considérées comme promouvant des idéologies contraires à l’ordre républicain et de bloquer ou interdire certaines publications, en s’appuyant sur des critères larges tels que les « appels à la haine, à la violence ou discriminatoires ». Selon le gouvernement, ces mesures s’inscrivent dans la continuité de la politique d’Emmanuel Macron, qui, après le rapport sur « l’entrisme musulman » publié en 2025, avait souligné la nécessité d’élargir les outils législatifs pour prévenir et sanctionner les formes de « séparatisme religieux ou idéologique », notamment dans les associations et événements culturels ou religieux. Ce projet s’inscrit dans un contexte de criminalisation croissante, marquée notamment par la tentative d’interdiction de la Rencontre annuelle des Musulmans de France, finalement autorisée par la justice, et par la procédure de dissolution visant Génération EDR.