Vendredi 3 avril à Istanbul, sept personnes ont été placées en détention, à l’issue d’une opération menée le 31 mars contre des membres de l’organisation de la gauche révolutionnaire Front populaire, de l’Assemblée des retraités et de l’association de soutien aux prisonniers politiques TAYAD. Ils sont accusés d’être en lien avec une organisation communiste considérée comme « terroristes » par les autorités turques, le DHKP-C. Au total, 12 individus avaient été interpellés lors de perquisitions à domicile et présentés au tribunal de Çağlayan, qui a ordonné l’emprisonnement de Hasan Kaşkır, Lerzan Caner, İsmet Ağırman, Ömer Sarsılmaz, Nurettin Kılıç, Tülin Karakullukçu et Önal Akkaya. Les cinq autres, Zerrin Aldemir, Hakan Zat, Hasan Boyoğlu, Nebahat Albayrak et İsa Albayrak, ont été libérés.
Parallèlement, à Ankara, des familles organisant un sit-in devant le ministère de la Justice et ont été brièvement arrêtées le même jour. Fadime Özen, Hilal Sağaltıcı et Süleyman Karakaş protestaient pour les droits de leurs enfants emprisonnés et engagés dans une grève de la faim illimitée contre les conditions des prisons dites « de type puit ». Les manifestants ont été placés en garde à vue avant d’être relâchés plus tard dans la journée, tandis que TAYAD a appelé à la libération immédiate des familles et à la poursuite quotidienne de la mobilisation devant le ministère.
