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Belgique : Montée en puissance des services de renseignement

Face aux menaces d’espionnage et d’ingérences étrangères, illustrées par l’expulsion de plus de 70 espions russes depuis 2022, la Belgique modernise et renforce son appareil sécuritaire. Portés par l’exécutif de Bart de Wever, les dirigeants du renseignement militaire (SGRS) et civil (VSSE) voient leur statut rehaussé. Sur le plan législatif, une réforme du Code pénal, effective en septembre, durcira les sanctions (jusqu’à dix ans de prison pour espionnage) et permettra l’usage judiciaire des informations collectées. Opérationnellement, la VSSE, dirigée par Francisca Bostyn, a doublé ses effectifs à environ 1 000 agents et s’étend à l’international (États-Unis, Maroc, Pays-Bas) tout en renforçant ses coopérations. Enfin, la VSSE et le SGRS accélèrent la mutualisation de leurs capacités via des équipes communes de contre-filature et un projet de loi pour intégrer l’intelligence artificielle. Les deux services collaborent également au sein de « houses thématiques », des centres de missions calqués sur le modèle de la CIA ou de la DGSE qui se focalisent sur une région ou un sujet spécifique.