Les eurodéputés et les États membres de l’Union européenne sont parvenus à un accord pour durcir la politique migratoire européenne. Le texte autorise les pays volontaires à créer des centres de retour dans des États tiers afin d’y transférer les personnes dont la demande d’asile a été définitivement rejetée. Il prévoit également un renforcement des mesures d’expulsion, avec des durées de rétention pouvant aller jusqu’à 24 mois et des interdictions de retour sur le territoire européen pouvant atteindre 10 à 20 ans. Plusieurs États, dont la France et l’Espagne, ont exprimé des réserves sur ces centres externalisés, tandis que d’autres, comme l’Allemagne ou l’Autriche, envisagent déjà leur mise en place.