La manifestation contre les restrictions touchant l’enseignement a été marquée par de nombreuses interventions de la police, qui a multiplié les recours au gaz lacrymogène, aux autopompes, aux charges et aux arrestations violentes. La mobilisation a été importante dans les régions de Liège, Namur, du Brabant wallon et du Hainaut. De nombreuses écoles étaient fermées et les rassemblements locaux ont été nombreux.
À Namur, on a dénombré, dans la matinée, quatre arrestations administratives et dix arrestations judiciaires lors d’un rassemblement étudiant, après que de jeunes manifestant·e·s masqué·e·s ont brisé des vitrines, tiré des engins pyrotechniques et lancé des projectiles contre la police.
La mobilisation a également été importante à Bruxelles (Etterbeek et Saint-Gilles), où les manifestant·e·s s’étaient donné rendez-vous en début d’après-midi. Des milliers de manifestant·e·s ont convergé vers le bâtiment du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, où le gouvernement MR–Les Engagés (droite et centre-droit) voulait faire passer en force son décret-programme imposant des restrictions à l’enseignement, notamment une hausse du minerval.
Alors que les manifestant·e·s parvenaient à forcer les portes arrière du bâtiment, des renforts de police sont entrés par l’avant afin de bloquer leur avancée. Des fumigènes ont été lancés à l’intérieur du bâtiment, ce qui a légèrement retardé le début de la séance plénière consacrée au vote du décret-programme. Le président des Engagés a par ailleurs été pris à partie par les manifestant·e·s, et une barricade enflammée a été érigée à la gare Centrale. Une dizaine d’arrestations ont été recensées.
Plus tard, lorsque la cheffe de groupe du MR a pris la parole au Parlement, une quinzaine d’étudiant·e·s infiltré·e·s dans le public ont lancé des tracts et scandé des slogans avant d’être évacué·e·s brutalement.