Les juges d’instruction parisiens ont ordonné un non-lieu général en faveur de Christian Tein, président du FLNKS, et de plusieurs militants kanak de la CCAT, mis en examen dans le cadre de l’enquête ouverte après les révoltes de 2024 en Kanaky, déclenchées par le projet colonial de dégel du corps électoral. Ces militants avaient été déportés en France et placé en détention provisoire durant plusieurs mois.
Les juges ont estimé qu’il n’existait pas de charges suffisantes et ont écarté les accusations d’insurrection, considérant que les éléments du dossier ne permettaient pas de caractériser une volonté de renversement des institutions. Le parquet de Paris a toutefois annoncé faire appel de cette décision et demander des actes d’investigation complémentaires. Parallèlement, plusieurs Kanak restent détenus en France suite aux révoltes de 2024, après avoir été déportés à plus 16 000 kilomètres de chez eux.