L’installation récente d’un portique de sécurité à ondes millimétriques à la prison de Seysses en Haute-Garonne suscite une vive controverse. Plusieurs visiteuses affirment s’être vu refuser l’accès au parloir après le déclenchement du dispositif, qui aurait détecté leurs protections hygiéniques. L’une d’elles dénonce une situation humiliante et affirme avoir été empêchée de voir son conjoint détenu malgré l’absence de tout objet prohibé.
Des avocates et le barreau de Toulouse ont dénoncé une atteinte au droit à la vie familiale et réclamé des explications à l’administration pénitentiaire. Le ministère de la Justice assure que le portique, déjà utilisé dans d’autres établissements et dans les aéroports, ne présente aucun dysfonctionnement et évoque plutôt une mauvaise application des procédures. Une note interne aurait depuis été diffusée afin de prévoir des solutions alternatives, notamment des parloirs sous hygiaphone lorsque le doute ne peut être levé.