La famille du défenseur des droits humains et prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari alerte sur l’absence totale de nouvelles de ce dernier depuis le 13 juillet, alors qu’il poursuit une grève de la faim illimitée entamée le 8 juin. Malgré de multiples démarches, l’administration de la prison de Kénitra n’a fourni aucune information sur son état de santé. Sa famille tient les autorités marocaines pour responsables de toute atteinte à son intégrité physique ou à sa vie. Ainsi, ses soutiens appellent à interpeller l’administration pénitentiaire de Kenitra afin de rétablir ses droits de visite et les appels à son épouse et sa famille.
Dans un appel publié le 22 juillet, elle demande une intervention urgente des Nations unies, du Comité international de la Croix-Rouge et des organisations de défense des droits humains. Elle rappelle que le Comité de l’ONU contre la torture a reconnu que Naâma Asfari avait été victime de torture, tandis que le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a jugé sa détention arbitraire et demandé sa libération, ainsi qu’une réparation conforme au droit international.