Le Parlement a adopté définitivement la loi RIPOST, portée par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le texte renforce les sanctions contre les free parties en créant des délits d’organisation et de participation (jusqu’à six mois de prison et 7 500 € d’amende), instaure une amende forfaitaire de 800 € pour certains rodéos urbains, interdit la vente de protoxyde d’azote aux particuliers, durcit les sanctions liées aux mortiers d’artifice et facilite la fermeture administrative des commerces qui en vendent illégalement.
La loi maintient également l’inscription des amendes forfaitaires délictuelles (sanctions payées sans procès) au bulletin n°2 du casier judiciaire, un document consulté notamment par certains employeurs et administrations, porte à 500 € l’amende forfaitaire pour usage de stupéfiants et supprime l’obligation de conserver les enregistrements de vidéosurveillance dans les locaux de garde à vue. Ce dispositif est un nouveau durcissement de l’arsenal sécuritaire français.