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Contre la guerre et la répression permanentes : résistance à outrance !

À l’occasion de l’anniversaire du massacre des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila (1982) à Beyrouth, où des milliers de civils palestiniens ont été massacrés par les forces fascistes libanaises conjointement avec les troupes d’occupation israéliennes qui ont envahi le Liban, nous voulons rappeler que depuis des décennies, le peuple palestinien continue de payer un prix très élevé pour sa résistance héroïque à la férocité de l’occupation sioniste. Un colonialisme qui s’est révélé dans ses plans historiques de domination sur toute la zone pétrolière, suscitant toutefois la forte résistance des peuples d’Asie occidentale, dans un vaste mouvement de libération de cette domination qui, à travers différentes agressions coloniales et néocoloniales, s’affirme comme l’impérialisme de notre époque.

À leur tour, ces résistances héroïques ont suscité un grand mouvement de solidarité internationaliste qui, sous diverses formes, participe au rapport de force général. Un pic décisif a été celui de l’automne dernier, avec d’immenses manifestations, des grèves politiques et des actions directes contre la logistique de guerre et les patrons. C’est précisément l’ampleur de ces mobilisations qui a conduit l’État impérialiste italien à mener une contre-offensive répressive articulée sur plusieurs plans. Sur le plan législatif, le projet de loi pour la répression de l’antisémitisme (dans son assimilation avec l’antisionisme) en est un pilier, allant jusqu’à développer le délit de « terrorisme de la parole » précédemment introduit. Des inculpations dont nous avons effectivement eu un avant-goût depuis un certain temps, avec le cas des jeunes Palestiniens Ahmad Salem et Abdelmuti Abunada, et plus avant encore avec divers autres citoyens d’origine arabe ou du Moyen-Orient, « coupables de Palestine » pour le simple fait de lire et de faire circuler des documents et des vidéos de la résistance palestinienne.

La répression s’étend ensuite à diverses autres formes de solidarité et de soutien politique. Ainsi, les cas de Mohammed Hannoun, Ryiad Albustanij, Raed Dawoud et Yaser Elasaly en raison de leur travail de collecte de fonds pour les victimes du génocide sioniste contre les Palestiniens, par le biais de l’Association des Palestiniens en Italie (API). Et aussi Anan Yaeesh, incarcéré depuis maintenant près de trois ans en tant que militant de la résistance elle-même, dans un cas de substitution manifeste du pouvoir judiciaire italien à la politique coloniale d’Israël.

Ce sont là les cas les plus éclatants et significatifs, mais il faut considérer que la politique sécuritaire en cours annonce de nouvelles attaques répressives plus larges contre le mouvement de solidarité, et que divers procès mineurs sont déjà en cours contre des militants italiens.

La répression s’est également intensifiée à l’école, où divers enseignants ont fait l’objet de sanctions, d’intimidations et d’inspections ministérielles pour avoir soulevé la question palestinienne, et où les étudiants et étudiantes subissent des mesures disciplinaires pour leur activisme antimpérialiste et antisioniste, voyant supprimés, par la censure de directeurs d’établissements, d’importants moments de réflexion collective sur le colonialisme en Palestine.

La répression constitue également un climat social. Le racisme systémique est de plus en plus évident, comme en témoigne le cas de Fakir, le travailleur sauvagement tué par la police à Bologne.

C’est pourquoi nous pensons qu’il est utile de convoquer une réunion à la mi-septembre pour organiser et relancer la solidarité et la mobilisation, en assurant la continuité du soutien à ceux et celles qui sont inculpés ou incarcérés, à commencer par les échéances judiciaires et les rassemblements devant les prisons. Avec la conscience que cette campagne se développe dans le contexte d’une Troisième Guerre mondiale en gestation et doit être traitée comme telle. En abandonnant la recherche illusoire de soutiens institutionnels et d’alliances pacifistes de façade, complices du système impérialiste, et en recherchant plutôt l’unité avec toutes les forces engagées dans les résistances et les voies d’un authentique antimpérialisme et d’une autonomie de classe.

En ce sens, la campagne européenne de soutien aux prisonniers et prisonnières palestiniens et à ceux qui luttent pour la Palestine est intéressante, incluant les mouvements qui ont animé pendant des années la campagne de libération de Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste internationaliste libéré l’été dernier après 41 ans de prison en France, qui sera présent avec une intervention vidéo depuis le Liban lors de la réunion prévue à la mi-septembre. Des informations suivront sur sa préparation et sur la concertation avec d’autres organismes de lutte disposés à y participer activement.

ASSEMBLÉE CITOYENNE

Jeudi 17 septembre à 16h30

Amphithéâtre « Majorana », Faculté de PHYSIQUE, Université « La Sapienza », ROME

Avec la participation de Georges Abdallah (en vidéo) et de la revue Supernova de France

AVEC LA RÉSISTANCE DE TOUS LES PEUPLES OPPRIMÉS PAR L’IMPÉRIALISME !

SOLIDARITÉ CONTRE LA RÉPRESSION !

LIBERTÉ POUR TOUS LES « COUPABLES DE PALESTINE » !

PALESTINE LIBRE DU FLEUVE JUSQU’À LA MER !

Événement à venir

Contre la guerre et la répression permanentes : résistance à outrance !

Rome Conférence
17/09/2026
16h30
Lieu
Piazzale Aldo Moro, 5, 00185 Roma RM, Italie
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