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Allemagne : La prisonnière révolutionnaire Özgül Emre toujours privée du droit de correspondre en turc

Özgül Emre, journaliste révolutionnaire originaire de Turquie et détenue en Allemagne, fait l’objet de nouvelles mesures d’isolement à la prison de Bielefeld-Brackwede. En particulier, l’administration pénitentiaire lui interdit toujours de correspondre en turc, ce qui est une atteinte à ses droits, à ses liens avec ses proches et à son identité culturelle. Récemment, elle avait été en grève de la faim pour s’opposer au port de l’uniforme carcéral.

Ses soutiens appellent à se mobiliser pour la levée immédiate de l’interdiction faite à Özgül Emre de correspondre en turc et pour le rétablissement de son droit à communiquer dans sa langue maternelle. Ils demandent également l’abrogation des articles 129a et 129b du Code pénal allemand.

Le 129a réprime notamment la création, la participation ou le soutien à une organisation considérée comme terroriste au regard du droit pénal allemand, tandis que le 129b étend ces dispositions aux organisations étrangères, y compris lorsqu’elles ne font pas l’objet d’un classement ou d’une interdiction spécifique comme « organisation terroriste » en Allemagne.

Ces dispositions permettent de criminaliser l’engagement politique de militants révolutionnaires, notamment lorsqu’ils sont accusés d’être liés à des organisations interdites ou considérées comme terroristes dans leur pays d’origine, comme la Turquie ou la Palestine.