Le projet de loi Quintin prévoit de permettre au gouvernement belge de suspendre pour six mois, renouvelables, des organisations considérées comme une « menace grave et actuelle pour la sécurité nationale », sur la base d’avis des services de sécurité. Si cette nouvelle mouture encadre davantage le dispositif après les critiques formulées sur la première version, elle maintient un pouvoir administratif de suspension d’organisations, distinct de la justice pénale. Dans un avis rendu ces derniers jours, l’Institut fédéral des droits humains (IFDH) continue de s’opposer au projet, alertant sur ses conséquences pour les libertés d’association et d’expression.