Le 12 octobre 2026, l’État marocain a intensifié sa répression contre le mouvement sahraoui en arrêtant au moins sept militants lors d’un rassemblement devant le siège de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) à Rabat. Les personnes interpellées, dont certaines venaient d’être libérées après de longues détentions arbitraires, manifestaient pour réclamer des nouvelles et la libération des prisonniers politiques en grève de la faim. Parmi les arrêtés figurent Hassana Douihi, Salah Eddine Sabbar, Brahim Babit, Mohamed Lemrabet, Aziz El Wahidi, Cheihab El Hussein et Khaled Boufrioua.
Simultanément, le régime maintient le blocus contre Claude Mangin, épouse du prisonnier politique Naâma Asfari, condamné à 30 ans de prison et torturé. Interdite d’entrée sur le territoire marocain pour la septième fois depuis janvier 2019, elle dénonce une torture psychologique systémique et l’isolement total imposé à son mari, qui a mené une grève de la faim de 55 jours pour exiger le respect de ses droits fondamentaux et sa libération.
Cette escalade répressive s’exerce alors que les prisonniers sahraouis organisent la riposte depuis leurs cellules. 5 prisonniers poursuivent une grève de la faim illimitée depuis le 23 septembre (au 20ᵉ jour de grève sur un groupe de 9 grévistes initiaux), au péril de leur vie fragilisée par 16 ans d’incarcération et de déni de soins, face à des transferts forcés et des mises à l’isolement disciplinaire. 14 autres prisonniers du groupe de Gdeim Izik ont débrayé pour une grève de la faim de solidarité de 48 heures dans plusieurs prisons marocaines afin de dénoncer les représailles subies par leurs camarades et exiger la libération immédiate de tous les détenus politiques sahraouis.