Le Bureau fédéral allemand de protection de la Constitution (BfV) a choisi le logiciel ArgonOS de l’entreprise française ChapsVision pour renforcer ses capacités de surveillance de masse, en remplacement des solutions du groupe américain Palantir. Présentée comme une alternative européenne plus « souveraine », cette technologie d’intelligence artificielle permet l’analyse et le croisement massif de données publiques en ligne afin d’établir des profils individuels, cartographier des organisations politiques et suivre des comportements ou déplacements. Des critiques dénoncent une extension des capacités de contrôle et de répression de l’État allemand, estimant que le problème réside moins dans l’origine de la technologie que dans l’usage croissant de la surveillance de masse contre les mouvements sociaux, les militants et la population en général.