Face à la colère de la jeunesse et aux vagues d’arrestations massives qui secouent la capitale, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a acté l’expansion des institutions publiques de protection de la jeunesse (IPPJ). Cette décision intervient après les vives critiques du parquet de Bruxelles, contraint de relâcher par manque de places seize mineurs interpellés lors des manifestations du 9 octobre, illustrant l’incapacité chronique du système à absorber la répression de masse.
Porté par la ministre de l’Aide à la jeunesse Valérie Lescrenier, le plan prévoit la création de onze places sécurisées supplémentaires d’ici fin 2027 à Saint-Hubert, suivies de trente places à Bruxelles d’ici fin 2028 et d’un service résidentiel spécialisé.