Depuis début juin, des manifestations secouent le Jammu-et-Cachemire administré par le Pakistan, notamment contre la corruption et la hausse des prix. Le mouvement, organisé par l’Awami Action Committee (AAC), réclame également la suppression de 12 sièges du Parlement réservés depuis 1942 aux réfugiés originaires de la partie du Cachemire administrée par l’Inde. Le JAAC estime que leurs descendants, qui ne vivent plus dans la région, ne devraient pas participer aux décisions locales et que ces sièges favoriseraient l’influence d’Islamabad et la corruption.
La répression menée par les forces pakistanaises aurait fait jusqu’à 89 morts au 28 juillet. Les autorités ont instauré un couvre-feu, largement coupé les réseaux Internet et mobiles et interdit l’AAC, tandis que les informations sur les manifestations sont soumises à la censure.