Pour la première fois depuis le départ de Pinochet du pouvoir en 1990, aucune commémoration officielle n’a été organisée au Chili pour marquer l’anniversaire du coup d’État de 1973. Cette année, des milliers de personnes ont néanmoins manifesté les 11 et 12 septembre en hommage aux victimes de la dictature d’Augusto Pinochet, qui a fait plus de 3 200 morts ou disparus.
Selon le ministère de la Sécurité publique, 284 personnes ont été arrêtées, dont 31 mineurs et 16 étrangers, lors de rassemblements notamment à Santiago. Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Le gouvernement de José Antonio Kast, qui a justifié l’absence de cérémonie officielle par la nécessité de ne pas rester « condamnés par notre histoire », affirme vouloir maintenir la fermeté face aux « violences ». Des rassemblements ont notamment eu lieu au cimetière général de Santiago, au palais de La Moneda et au Stade national.