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Egypte : Alerte sur les conditions de vie des anciens prisonniers palestiniens déportés

Plusieurs organisations palestiniennes alertent sur la dégradation des conditions de vie de prisonniers palestiniens libérés puis déportés vers l’Égypte dans le cadre d’accords d’échange entre Israël et le Hamas. Elles évoquent environ 250 personnes concernées, dont une centaine auraient ensuite été pris en charge par des pays tiers comme l’Algérie, la Turquie ou la Malaisie, sans qu’un recensement précis et stabilisé ne soit disponible. En particulier, le bureau des martyrs et des prisonniers du FPLP dénonce une situation humanitaire difficile et l’absence de conditions de vie dignes, et appelle notamment à une prise en charge médicale urgente, au rétablissement des droits financiers, à un accès rapide aux soins, ainsi qu’à la garantie de la liberté de mouvement et du maintien des liens familiaux.

La plupart de ces anciens prisonniers déportés seraient actuellement hébergés dans un hôtel au Caire, avec un soutien financier partiel attribué à des acteurs extérieurs, dont le Qatar. Ils vivent sous surveillance des services de sécurité égyptiens, sans liberté de circulation ni documents de voyage officiels, ce qui limite fortement leur autonomie. Cette situation s’inscrit dans une forme d’impasse diplomatique : de nombreux ex-détenus, condamnés à de lourdes peines ou à la perpétuité, se retrouvent interdits de retour, tandis que l’Égypte est utilisée comme pays de transit sans solution durable de réinstallation. Faute d’accords d’accueil systématiques, une partie d’entre eux resterait bloquée au Caire, certains transferts vers d’autres pays n’étant réalisés qu’au cas par cas.