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France : La rappeuse 2L prise pour cible par l’extrême droite et des policiers

Lors du festival Golden Coast à Dijon, la rappeuse 2L a présenté une chanson sur scène « sur la désillusion d’un policier qui se rêvait justicier et finit meurtrier » comme elle l’a expliqué sur ses réseaux sociaux. Cela a suscité de vives réactions du commandant de la compagnie de gendarmerie de Dijon qui dénonce une « provocation injurieuse et haineuse », estimant que ces propos dépassaient le cadre de la liberté d’expression, alors que plusieurs représentants de l’État étaient présents.

Cela intervient quelques jours après que l’influenceur d’extrême droite Damien Rieu a tenté de lancer un raid numérique contre la rappeuse alors que celle-ci arborait un collier 1312 (signifiant « Tous les policiers sont des bâtards » et à commander ici) lors d’un reportage diffusé sur France Télévisions. Rapidement, plusieurs syndicats de policiers et militants d’extrême droite ont rejoint la campagne de harcèlement contre l’artiste.

De son côté, la rappeuse revendique le droit de critiquer le système policier, affirmant qu’il faut distinguer une critique systémique d’une attaque personnelle contre les policiers et gendarmes. Elle reproche également aux forces de l’ordre de réagir rapidement à ses propos artistiques, tout en dénonçant un manque d’indignation face aux violences policières qui font plusieurs dizaines de morts chaque année.