À Cornusse, près de Bourges, le Teknival installé sur un ancien terrain militaire s’est achevé avec la verbalisation de plusieurs participants et a ravivé les attaques contre les free parties. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a dénoncé des« nuisances » liées à ces rassemblements« illégaux » et a affirmé sa volonté de renforcer leur répression. Au centre des critiques figure la proposition de loi 1133, adoptée à l’Assemblée nationale et en attente d’examen au Sénat, qui prévoit jusqu’à six mois de prison et 30 000 euros d’amende pour toute personne contribuant à l’organisation d’une rave-party non déclarée ou interdite. Le gouvernement souhaite aller plus loin avec le projet « Ripost », qui érigerait ces faits en délit passible de deux ans d’emprisonnement et introduirait également une infraction visant les participants. Par ailleurs, Laurent Nuñez a vivement dénoncé la dimension anti-militariste de cet événement, en soulignant qu’elle ne « fera que renforcer la détermination du gouvernement à mieux réprimer ce type d’organisation sauvage».