Julien Le Guet, porte-parole du collectif Bassines non merci, a comparu jeudi 21 mai devant le tribunal de Paris pour diffamation après avoir qualifié en 2023 la préfète des Deux-Sèvres d’« assassine » lors d’une manifestation organisée quelques jours après le déchaînement de violences policières à Sainte-Soline, qui avait fait plusieurs blessés graves. L’ancienne préfète Emmanuelle Dubée, aujourd’hui préfète de Haute-Savoie, réclame des dommages et intérêts pour préjudice moral. La défense affirme que ces propos relevaient d’une dénonciation des violences d’État et des responsabilités politiques après la répression des manifestations contre les mégabassines. Le jugement sera rendu le 2 juillet, tandis que Julien Le Guet fait déjà l’objet de plusieurs autres procédures judiciaires liées aux mobilisations de Sainte-Soline.