La SNCF a licencié Riad Zraizae, agent voie à Armentières et syndiqué à Sud Rail, quelques mois après qu’il a signalé des actes et propos racistes au sein de sa brigade, notamment le tag d’une croix gammée sur son casier et des prises de position d’extrême droite de certains collègues. Alors qu’il demandait une réaction de sa hiérarchie et du service Éthique de l’entreprise, aucune enquête n’aurait été ouverte sur ces signalements. C’est pourtant lui qui a fait l’objet d’une procédure disciplinaire, finalement conclue par son licenciement le 8 juillet.
La direction de la SNCF s’est appuyée sur une enquête sur les risques psychosociaux menée par un cabinet extérieur, initialement présentée comme anonyme, pour l’accuser de harcèlement moral. Riad conteste ces accusations, affirmant qu’aucun élément matériel ne les étaye. Cette affaire illustre le détournement d’enquêtes internes comme outil de répression contre des agents et des lanceurs d’alerte, alors même que le salarié dénonçait un climat raciste dans son environnement de travail.