Une brochure actualisée par la Caisse de solidarité de Lyon recense plus d’une centaine de fichiers de police et de justice en France, soulignant une intensification du fichage et de l’interconnexion des données, accélérée notamment par les Jeux olympiques d’été de 2024. Des dispositifs comme ACCRED, utilisé pour automatiser les enquêtes administratives et contrôler l’accès à certains lieux ou événements, ou des fichiers majeurs tels que TAJ et FPR, qui centralisent respectivement les antécédents judiciaires et les informations sur des individus considérés comme dangereux ou recherchés, continuent de s’étoffer et de croiser des données, parfois sensibles comme les empreintes digitales ou les images faciales. Ces fichiers sont désormais utilisés dans des contextes élargis, parfois hors cadre légal formel, notamment pour la reconnaissance faciale et le suivi de manifestations.
À l’échelle européenne, le projet Prüm II vise à interconnecter toutes les bases de données policières nationales des États membres de l’Union européenne, telles que le TAJ, le FAED ou le FNAEG, pour permettre la comparaison automatisée des empreintes digitales et des images faciales. Cette interconnexion facilite la coopération transfrontalière en matière policière et judiciaire. La brochure de la Caisse de solidarité propose enfin des outils et des modèles de courrier pour demander l’accès, la rectification ou l’effacement des données, nous offrant des moyens de contester ces dispositifs de surveillance étendus.