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Iran : Deux prisonniers politiques exécutés, les manifestations reprennent

Ali Hemmati et Majid Nik-Andish ont été reconnus coupables d’avoir participé aux émeutes de janvier dans la ville de Machhad (nord-est). Ils ont été pendus tôt dans la journée de mercredi, après la confirmation de leur peine par la Cour suprême. Fin décembre, un mouvement de contestation initialement lancé contre la vie chère s’était rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales, qui avaient culminé les 8 et 9 janvier. Le pouvoir a reconnu plus de 3 000 morts tandis que l’opposition évoque plus de 30 000 morts.

La nouvelle année universitaire en Iran débute sous le signe de manifestations qui dépassent le cadre des revendications propres aux campus pour exprimer un mécontentement politique plus large. Le 28 septembre, des étudiants de l’université Allameh Tabataba’i de Téhéran ont manifesté pour dénoncer la hausse des frais de scolarité, la médiocrité des conditions d’hébergement et de restauration, le chômage et le port obligatoire du hijab. Ils ont aussi exigé la libération de leurs camarades emprisonnés. D’autres mouvement de protestation ont eu lieu à l’université du Lorestan et à l’université Alzahra. Les travailleurs des télécommunications sont aussi descendus dans la rue à Ispahan, Kermanshah, Sanandaj et Shafarud pour leurs pensions, leurs assurance et leurs droits non versés. Ils dénoncent les accaparements de la part des Gardiens de la révolution et les mensonges de la radiodiffusion d’État.