Les autorités italiennes poursuivent une répression judiciaire contre le militant anarchiste Gabriel Pombo da Silva, condamné à deux ans de prison pour « incitation au délit » dans le cadre de l’opération Scripta Manent, malgré la reconnaissance par l’État espagnol qu’il a déjà purgé 2 ans et 8 mois de détention en trop. Refusant de reconnaître cette peine excédentaire ou d’accorder toute mesure alternative, le tribunal de Turin a activé un Ordre européenne de détention en s’appuyant notamment sur l’absence de « repentir ». Le 7 décembre, Gabriel a été arrêté en Espagne après s’être présenté au commissariat de Vigo à la suite de la notification de cette OEDE, avant d’être remis en liberté provisoire par l’Audience nationale de Madrid (voir notre article), qui a jugé la demande illégitime car fondée sur un « délit d’opinion ». Il reste néanmoins soumis à un strict contrôle judiciaire, tandis que s’ouvre une longue bataille juridique contre cette répression transnationale.
