Le prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, détenu à la prison de Kénitra au Maroc, poursuit une grève de la faim illimitée entamée le 8 juin 2026 pour dénoncer ses conditions de détention et réclamer l’application d’un avis du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire concernant les prisonniers du groupe de Gdeim Izik. Son état de santé suscite des inquiétudes en raison d’une importante perte de poids, malgré sa détermination à poursuivre son mouvement.
Membre du groupe des prisonniers de Gdeim Izik, condamné à une lourde peine après un procès contesté par plusieurs organisations internationales, Naâma Asfari demande également son transfert vers la prison d’El Aaiún afin de se rapprocher de sa famille. Des appels ont été lancés aux autorités marocaines pour répondre à ses revendications et respecter leurs engagements en matière de droits humains, alors que des instances onusiennes ont déjà dénoncé des allégations de torture et l’utilisation d’aveux obtenus sous la contrainte dans cette affaire.