Depuis le 23 septembre 2026, neuf prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik, répartis dans trois prisons marocaines, observent une grève de la faim pour protester contre leur détention. Le groupe compte 19 prisonniers détenus depuis près de 16 ans. Depuis le début de la grève, leurs communications téléphoniques ont été coupées, certains ont été transférés et leurs familles rapportent des restrictions d’accès à l’eau.
Le 28 septembre, des proches ont parcouru 1 200 km depuis le Sahara occidental jusqu’à la prison de Kénitra, mais se sont vu refuser les visites, sans information sur l’état de santé ou le lieu de détention de leurs proches. Le 29 septembre, Naâma Asfari a brièvement pu appeler sa famille et a indiqué avoir été transféré de force à la prison de Marrakech, tout en poursuivant sa grève de la faim avec les autres détenus malgré les représailles. Les familles de Dah, Sbaï et Zaoui se sont à nouveau vu refuser toute visite et restent sans nouvelles.
Les grévistes, dont la santé est déjà fragilisée par la torture, les longues années de détention et de précédentes grèves de la faim, sont exposés à une situation préoccupante. Les familles et soutiens appelent à les soutenir et à exiger leur libération immédiate.