Neuf prisonniers sahraouis du groupe de Gdeim Izik, dont le militant des droits humains Naâma Asfari, ont entamé le 23 septembre une grève de la faim illimitée dans plusieurs prisons marocaines. Il s’agit de Mohamed Bani (Aït Melloul 2) ; Abdallah Abbah, Mohamed Lamine Haddi et Bachir Khadda (Tiflet 2) ; ainsi que Sidi El Bachir Boutanguiza, Ahmed Sbai, Naâma Asfari, El Hassan Azaoui et Hassan Dah (prison centrale de Kénitra). Ils réclament notamment l’amélioration de leurs conditions de détention et la mise en œuvre des engagements pris lors de leur précédente mobilisation, notamment concernant leur rapprochement de leurs familles, les visites et les communications. Asfari avait déjà observé une grève de 46 jours entre juin et juillet 2026. Ces engagements n’ont pas été appliqués et les détenus font également face à des restrictions concernant les soins, les visites, le téléphone et le courrier. Les prisonniers réaffirment par ailleurs leurs revendications en faveur de l’autodétermination et de l’indépendance du Sahara occidental. En effet, les prisonniers ont conclu leur communiqué par le slogan : « Toute la patrie ou le martyre ».