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Marseille : Un commissaire mis en examen pour des soupçons de dissimulation de violences policières

Un commissaire marseillais a été mis en examen le 17 septembre pour fausse déclaration sous serment et soustraction de preuves, dans une enquête sur les violences infligées à une jeune femme lors d’une manifestation en décembre 2018. Angelina, alors âgée de 19 ans, avait été touchée par un tir de LBD avant de tomber au sol et d’être frappée par plusieurs policiers, subissant notamment une fracture du crâne.

Le commissaire, qui encadrait huit policiers en civil le jour des faits, est le plus haut gradé mis en examen dans cette affaire. Par ailleurs, sept des agents placés sous son commandement font également l’objet de mises en examen. L’enquête, relancée fin 2025, a notamment été compliquée par la disparition de plusieurs éléments de preuve, dont des enregistrements radio du logiciel Acropol et des images de vidéosurveillance. Les déclarations du commissaire affirmant ne pas pouvoir identifier les policiers sur les images sont contredites par celles de ses subordonnés, qui ont évoqué des dissimulations.