Des étudiants et des membres du mouvement de contestation serbe affirment que leurs téléphones ont été ciblés par des logiciels espions sophistiqués. La fondation SHARE a identifié plusieurs cas suspects, tandis que le Citizen Lab a confirmé qu’un téléphone avait été infecté par Pegasus, un logiciel développé par l’entreprise israélienne NSO Group permettant d’accéder à distance à de nombreuses données d’un appareil.
Ces révélations interviennent dans un contexte de forte mobilisation étudiante contre le pouvoir serbe, engagée depuis l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, qui avait causé la mort de 16 personnes. Le mouvement accuse les autorités de corruption et organise régulièrement des manifestations à travers le pays.