Des affrontements ont éclaté, hier en fin d’après-midi, entre les forces de l’ordre et les demandeurs de logements sociaux et les forces de l’ordre au niveau de la commune de Sour El-Ghozlane (sud de Bouira). Ceux-ci réclamaient l’affichage des listes des bénéficiaires des 350 logements sociaux. Après un sit-in de plus de 45 minutes, où aucun incident notable n’a été enregistré, les manifestants ont voulu défoncer le portail de l’immeuble et pénétrer de force à l’intérieur du bureau de son chef. Les services de l’ordre ont violemment donné l’assaut et aux coups de matraques des policiers, les manifestants ont répondu par des jets de pierres. L’artère principale de la ville a été barricadée par les émeutiers avec des pneus enflammés et autres objets hétéroclites. Bilans : un policier grièvement blessé à la tête, six manifestants blessés à divers endroits et une dizaine d’interpellations.

Les rues de Sour El-Ghozlane après les affrontements

Les rues de Sour El-Ghozlane après les affrontements

Le rassemblement national des médecins résidents à l’hôpital Mustapha s’est transformé avant-hier en confrontation directe entre policiers et médecins grévistes quand ces derniers ont tenté de se rassembler à l’extérieur de l’enceinte hospitalière. Une violente répression s’est alors abattue sur eux. Les forces anti émeutes, en nombre, ont encerclé l’enceinte et bloqué les accès à l’hôpital empêchant même les malades d’y entrer. Les forces anti-émeutes ont repoussé violemment les grévistes à l’intérieur de l’enceinte hospitalière avant de la fermer. Des blessés ont été enregistrés parmi les médecins présents à ce rassemblement.

Pour rappel, les médecins résidents s’insurgent contre le fait qu’ils soient affectés d’office dans des régions isolées pour travailler dans une infrastructure publique durant au moins deux années sans que leurs situations familiales ne soient prises en considération. Ils dénoncent les conditions de travail difficiles au niveau des régions vers lesquelles ils sont généralement affectés: absence de logements, de moyens de transports ou encore de moyens propres à leurs métiers et même d’agents paramédicaux.

Un des médecins matraqués par les forces anti-émeutes

Un des médecins matraqués par les forces anti-émeutes

Le mercredi 14 juin, les Kabyles étaient appelés à se rassembler au centre de la ville de Iazzugen (Azazga) mais aussi dans d’autres villes de Kabylie, afin de célébrer « la Journée de la nation Kabyle » et rendre hommages aux victimes de la répression du « printemps noir » de l’année 2001 au cours duquel 126 personnes ont été tuées par les force de sécurité. Très tôt le matin, la ville fut quadrillée par un impressionnant dispositif sécuritaire. Des barrages ont été installés sur toutes les routes y menant. Dans d’autres localités de Kabylie, la police a procédé à des arrestations préventives. La connexion internet a également été coupée.

Dès que les premiers groupes sont arrivés sur le lieu du rassemblement, ils ont été brutalement attaqués par les forces anti-émeutes. Toute la journée, des agents de police ont chargé très agressives contre des groupes de personnes qui se dirigeaient vers le lieu du rassemblement, faisant des dizaines de blessés. Des dizaines d’autres personnes ont été arrêtées. Dans la soirée, des rassemblements et des moments de recueillement devaient se tenir dans diverses localités de Kabylie mais ils ont tous été interdits.

La répression de ce mercredi en Kabylie

La répression de ce mercredi en Kabylie

Neuf syndicalistes ont été arrêtés, ce matin à Tizi Ouzou. Les policiers ont envahi un hôtel de la ville vers 6h de matin et ils ont arrêté toute la direction du Syndicat national des travailleurs de l’électricité et du gaz de Sonelgaz (SNATEGS), et confisqué les banderoles et les affiches, pour les empêcher de prendre part à la marche nationale des travailleurs du groupe Sonelgaz prévue à ville Tizi Ouzou. Pour entraver les accès au lieu de départ de la marche, des bus et des véhicules ont été interceptés, encerclés et empêchés d’entrer dans la ville.

En janvier, le président du SNATEGS avait été condamné à une peine de 6 mois de prison pour “divulgation de documents secrets” par le tribunal pénal de Guelma. Il a été jugé à la suite d’une plainte déposée contre lui par la Sonelgaz, après sa dénonciation, en mars dernier, d’une surfacturation de plus de 8 millions de consommateurs.

Grévistes de la SNATEGS (archive)

Grévistes de la SNATEGS (archive)

Ce matin aux environs de 10 h, des brigades antiémeutes ont usé de violence pour disperser une action de protestation menée par des étudiants en chirurgie dentaire venus des facultés de médecine d’Oran et d’Alger pour réclamer plus d’opportunités de travail pour les diplômés et une reconsidération des statuts actuels de la corporation. Plusieurs d’entre eux ont été embarqués et conduits dans des commissariats de la capitale.

Ce même mercredi, la police également a empêché brutalement des dizaines d’étudiants en pharmacie d’organiser pacifiquement un rassemblement devant le siège du Parlement à Alger-Centre. Plus de 70 étudiants ont été interpellés et embarqués manu militari dans des bus pour les évacuer à l’extérieur de la capitale. Ces étudiants sont venus des dix départements de Pharmacie répartis à travers le pays pour manifester pacifiquement leur colère après deux mois de grève enclenchée sur les bancs de leurs universités.

Les étudiants en pharmacie embarqués manu militari à Alger

Les étudiants en pharmacie embarqués manu militari à Alger

Un impressionnant dispositif de sécurité a quadrillé Alger ce dimanche matin. Tous les cars en provenance de l’intérieur du pays ont subi la fouille des services de sécurité. Objectif ? Identifier les syndicalistes et empêcher coûte que coûte le rassemblement de l’intersyndicale devant l’assemblée nationale. De nombreux syndicalistes ont d’ailleurs été arrêtés et embarqués dans les commissariats d’Alger dès le matin. Des policiers en civil ont sévi sans ménagement. Le rassemblement n’aura finalement duré que peu de temps. Les syndicalistes et les travailleurs soulaient se rassembler devant le siège de l’assemblée nationale ce 27 novembre, journée de débat parlementaire sur le projet de loi annulant la retraite anticipée.

Les policiers en civil interviennent dans les rassemblements à Alger

Les policiers en civil interviennent dans les rassemblements à Alger

Cinq policiers blessés ont été évacués à l’hôpital suite à des affrontements, lundi 7 novembre, entre la police et des habitants de la commune de Draria à Alger. Une centaine d’habitants de la commune ont fermé la route pour protester contre l’intervention de la police pour une expulsion d’habitants qui occupaient illégalement des immeubles. La foule a commencé à se rassembler à partir de 13h, des affrontements ont suivi dans l’après-midi. La police a fini par maîtriser la situation et rouvrir la route coupée à la circulation.

Blocage d’une route par les habitants de Draria

Blocage d'une route par les habitants de Draria

Une intervention brutale des forces de sécurité algérienne a délogé les enseignants contractuels en grève de la faim pour leur intégration, qui avaient organisé un campement de protestation à la cité 950-Logements de Boudouaou. Les grévistes ont été surpris par un impressionnant dispositif sécuritaire qui les a évacués de force à 3h hier matin alors que la plupart des grévistes sombraient dans un sommeil profond des suites de la fatigue. Des blessés ont été enregistrés parmi eux qui ne s’attendaient pas à une si impressionnante intervention à une heure tardive de la nuit. L’un des enseignants serait grièvement blessé.

Encerclés depuis deux jours par un large et impressionnant dispositif sécuritaire, les enseignants grévistes étaient coupés hier de tout contact notamment avec la presse empêchée d’accéder sur le lieu de la grève de la faim. Les services de sécurité avaient également dépêché des véhicules équipés de brouilleurs rendant impossible toute communication téléphonique avec l’extérieur. Des enseignants venus de Tébessa soutenir les grévistes ont été, eux aussi, empêchés d’approcher. Plusieurs contractuels ont observé un sit-in devant la direction de l’éducation de Boumerdès pour réitérer leurs revendications et dénoncer l’intervention des forces de l’ordre contre le camp des grévistes de la faim.

Les enseignants grévistes de la faim cernés par la police

Les enseignants grévistes de la faim cernés par la police

De violents affrontements ont eu lieu, ce lundi 28 décembre, à Constantine pour le deuxième jour consécutif. Des dizaines de personnes réclamant des logements ont procédé durant ces dernières 48 heures au blocage de la route menant vers la ville au niveau de la cité El Bir. L’intervention violente des forces de l’ordre, dépêchées en nombre, a provoqué des affrontements avec les manifestants en colère. Près d’une dizaine de personne ont été arrêtées, alors que des policiers ont été blessés. En milieu d’après-midi, les incidents se poursuivaient. Les manifestants font partie des habitants non recensés pour l’obtention d’un logement. Ils ont occupé des lieux laissés par des familles qui venaient d’être relogées. Des lieux qui sont programmés pour être démolis.

Déploiement policier en Algérie

Déploiement policier en Algérie

Ils étaient quelque 4000 manifestants à accéder dimanche, place Somoud à In Salah, après en avoir été éjectés la veille vers minuit par les tirs de bombes lacrymogènes. La population d’In Salah, ville de 36.000 habitants, vient de reprendre possession de l’emblématique esplanade de la résistance antigaz de schiste. Après un samedi violent et une nuit mouvementée, les forces de l’ordre ont réussi à lever le camp dressé depuis deux mois sur la place Somoud, jouxtant le siège de la daïra d’In Salah.

Des manfiestations ont eu lieu pour demander aux gendarmes et aux policiers de relâcher les détenus arrêtés dans la matinée, qui ont fini par être libérés vers 16h. Mais les affrontements entre les agents antiémeute et les manifestants ne se sont pas estompés pour autant. La confrontation a continué de plus belle, dans la nuit, avec pour seul objectif une épreuve de force visant à déloger les habitants de la place Somoud et effacer tous les signes d’une résistance inédite qui aura duré exactement 60 jours. Hier matin, ils étaient des centaines à se regrouper devant le siège de la daïra. Lundi matin, des avions militaires ont acheminé des renforts qui ont vite pris position dans les points névralgiques d’In Salah. Des affirmations officielles qui circulent depuis jeudi dernier sur le maintien de la fracturation hydraulique par la société Halliburton, à 10 km d’In Salah.

Algérie: Répression contre les opposants au gaz de schiste