Les manifestants qui célébraient dimanche le 34e anniversaire du printemps berbère ont été violemment réprimés par les forces de l’ordre deux jours durant. Les manifestants, pour la plupart des étudiants, ont entamé leur marche du campus universitaire vers le centre-ville. La police a tenté de les disperser à coups de matraque, de gaz lacrymogène. Les marcheurs ont répliqué par des jets de pierres et autres projectiles. Il y a eu plusieurs arrestations très violentes. Selon d’autres témoignages recueillis auprès des riverains de l’université de Tizi Ouzou, on dénombre plusieurs blessés, dont deux graves, parmi les manifestants.

Les affrontements ont repris lundi. Des étudiants se sont à nouveau rassemblés malgré les avertissements des autorités et réclament la libération de leurs camarades arrêtés la veille. Les affrontements ont lieu également la nuit. Des étudiants de Bouira, une autre localité de la région, ont également dénoncé la répression dont il ont fait l’objet en célébrant le printemps berbère.

Ce lundi, la population des villages d’Ihesnaouen, dans la commune de Tizi Ouzou, a entrepris de bloquer totalement la circulation d’un axe routier névralgique vers Alger. Les habitants dénoncent l’abandon d’un projet de piscine dans leur localité après avoir appris que le terrain allait être consacré à la construction d’un lieu de culte, échappant ainsi aux autorités et aux infrastructures destinées aux villageois. Les unités anit-émeutes sont intervenues en début d’après-midi pour rouvrir la route, entraînant de violents affrontements avec la foule. Plusieurs personnes ont été blessées et deux manifestants ont été arrêtés par la police.

Pour la troisième fois depuis le début de l’année, les habitants de la localité de El-Meridj, près de Constantine, sont descendus dans la rue pour exiger une amélioration de leur cadre de vie. Selon eux, ils ont épuisé toutes les voies de recours légales et ont donc décidé de radicaliser leur mouvement. Des dizaines d’habitants ont donc bloqué hier l’axe routier reliant El-Meridj à l’autoroute Est-Ouest avec des pneus brûlés, des blocs de pierres et des troncs d’arbre. Les 4500 habitants de la localité revendiquent leur droit au logement rural, la construction d’une polyclinique et d’un CEM (Collège d’Enseignement Moyen) dans le village. La brigade anti-émeute est intervenue pour disperser la foule et rétablir la circulation. Face à la résistance des habitants, elle a fait usage de la force, blessant au moins huit personnes. Quinze manifestants ont en outre été interpellés.

Les habitants de deux bidonvilles situés dans la banlieue d’Alger ont manifesté leur colère ce lundi après les violentes intempéries qui ont fait de nombreux dégâts à leurs habitations précaires. Il ont notamment bloqué la circulation, exigeant leur relogement lequel leur est promis depuis de longs mois par les autorités. Les forces de l’ordre ont été déployées autour des deux quartiers. A Diar El Baraka, les habitants ont lancé des pierres et des cocktails Molotov contre les policiers qui tiraient des gaz lacrymogène. En milieu de journée, plus de dix camions de police anti-émeutes étaient stationné autour du bidonville. A Birga 2, les habitants ont brûlé des pneus et couché des arbres sur la route avant l’intervention de la police.

Emeutes pour le logement près d’Alger

Emeutes pour le logement près d'Alger

A 7 heures du matin mercredi, des centaines de membres des Compagnies Nationales de Sécurité (CNS) sont intervenues pour déloger 120 familles de logements sociaux qu’elles squattaient depuis un an dans la localité de Merabout, à dix kilomètres de Tizzi Ouzou. Exclus des listes des bénéficiaires de logements sociaux pour des raisons qui leurs sont inconnues, les familles contestaient cette éviction en occupant ces logements, n’ayant par ailleurs nulle part d’autre où aller. Les habitants ont tenté de s’opposer à ce délogement en bloquant une voie de circulation. Cette action de solidarité n’a pas empêché l’action musclée des CNS vis à vis des familles et a entraîné une violente réaction de leur part à l’égard des manifestants. Les heurts ont duré près de trois heures à l’issue desquelles quatre jeunes manifestants ont été embarqués.

Emeutes du logement près de Tizzi Ouzzou

Hier, des dizaines d’habitants d’un bidonville de Bouira, en Kabylie, ont bloqué la circulation sur la route menant au tribunal de la ville pour dénoncer les promesses gouvernementales non tenues quant à leur relogement ainsi que leurs conditions de vie misérables. Très rapidement, les forces anti-émeutes sont intervenues à coups de tirs de gaz lacrymogène, les habitants répliquant à coups de jets de pierres. Neuf personnes ont été arrêtées.

Emeutes à Bouira

Emeutes à Bouira

Une dizaine de personnes ont été blessées dans des affrontements ce mercredi 4 septembre entre des habitants et les forces antiémeute dans la commune de Bousselam à 80 kilomètres au nord de Sétif, L’origine des affrontements est les protestations des habitants réclamant réclamer des adductions d’eau et une route praticable. 30 manifestants ont été arrêtés par les forces antiémeute.

émeute bousselam

émeute bousselam

90% des travailleurs d’Algérie Poste sont en grève depuis six jours pour exiger le versement du rappel des augmentations de salaires décidées par le gouvernement. Les grévistes tiennent un sit-in quotidien devant la Grande-Poste, à Alger. En plus de la revendication salariale, les grévistes réclamaient la levée des sanctions contre certains receveurs de poste. Des fonctionnaires ont été suspendus et des intimidations ont eu lieu: un directeur régional de la capitale a carrément menacé les travailleurs de licenciement s’ils ne mettent pas un terme au mouvement.

Des affrontements entre les policiers et des étudiants ont éclaté ce dimanche 2 juin en milieu de journée à Béjaia. Une cité universitaire, située à la sortie est de Béjaïa, a été incendiée par les manifestants. De nombreux blessés ont été transportés par les ambulances vers les hôpitaux de la ville. Les manifestants ont bloqué plusieurs axes routiers.
Ces affrontements ont éclaté après que les forces de l’ordre aient tenté d’empêcher une manifestation de protestation contre la fermeture du foyer de la cité. Plusieurs étudiants ont été arrêtés

Samedi 19 vers 21 heures, une trentaine d’ouvriers, issus des entreprises sous-traitantes, en grève depuis une quinzaine de jours, de l’unité de laminoir de rond à béton d’ArcelorMittal (complexe sidérurgique d’El Hadjar), ont fait l’objet d’une agression caractérisée de la part d’individus encagoulés dont le nombre est indéterminé. Cette attaque surprise a eu lieu dans le noir total suite à une coupure de courant survenue quelques minutes auparavant. Les assaillants ont créé une énorme panique au sein de l’unité et un ouvrier a eu une fracture de la jambe. Ce dernier a d’ailleurs déposé plainte, hier après-midi, auprès du tribunal d’El Hadjar en attendant la délivrance d’un certificat médical par un médecin légiste. Cet incident grave, qui a mis en émoi les travailleurs, n’a pas fait réagir la direction générale d’ArcelorMittal.

Algérie: Grévistes agressés chez ArcelorMittal