Iran: Vague de grèves au 62e jour du soulèvement
Dans la nuit de mercredi 16 novembre, 62e nuit du soulèvement, Téhéran et de nombreuses villes ont été le théâtre de manifestations nocturnes.
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Dans la nuit de mercredi 16 novembre, 62e nuit du soulèvement, Téhéran et de nombreuses villes ont été le théâtre de manifestations nocturnes.
Dans la nuit de vendredi 11, 57e nuit du soulèvement, plusieurs quartiers de Téhéran et d’autres villes ont été le théâtre de manifestations nocturnes, d’incendies, de barrages routiers et d’affrontements avec les forces de répression.
Au cours de ce week-end, au moins 16 autres personnes ont été tuées par des coups de feu tirés par les forces de sécurité iraniennes au Sistan et dans la province du Balouchistan.
L’artiste kurde Samin Yassin, qui a soutenu par ses chansons les manifestations en Iran a été arrêté et détenu à Kermanshah où il a été torturé.
Samedi 29 octobre, le siège des pasdarans de Qazvine, principal organe des gardiens de la révolution dans cette ville, a été attaqué à l’explosif (photo) tandis que de nombreuses manifestations étudiantes étaient confrontées à la répression dans tout le pays.
Des affrontements ont éclaté après l’enterrement d’un autre manifestant, Ismaïl Mauludi, tué mercredi soir, au moment où la foule se dirigeait vers les bureaux du gouverneur, du commissariat 11 et d’autres centres du pouvoir.
A l’Université Khajeh Nasir de la capitale, les étudiants ont accueilli le porte-parole du gouvernement, qui venait dans cette université pour y « mener une débat », au cri de « assassin dégage! ».
Une soirée d’information est co-organisée, ce vendredi 21 octobre, au Sacco-Vanzetti, par le Secours Rouge et le groupe La Lutte. Après un court rappel historique, un camarade iranien du Comité de défense de la lutte du peuple iranien exposera la situation actuelle et répondra aux questions de l’assistance.
Samedi soir, au terme d’une nouvelle journée de manifestation contre le pouvoir en Iran, la prison d’Evin, au nord de la capitale Téhéran, s’est embrasée.
Le régime iranien a déployé des renforts de miliciens bassidji pour réprimer les manifestations qui embrasent les régions à majorité kurde dans le nord-ouest du pays depuis la mort de Mahsa Amini il y a près d’un mois.