Un tribunal d’Istanbul a rejeté la demande de remise en liberté de l’humoriste Deniz Göktaş, emprisonné depuis le 3 juillet à la suite d’un spectacle satirique. Initialement visé pour « dénigrement des valeurs religieuses », il est désormais poursuivi pour « incitation publique à la haine et à l’hostilité », une qualification pénale qui a permis son placement en détention provisoire. La justice a estimé que cette détention restait conforme à la loi.
Les avocats de Deniz Göktaş dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et contestent l’existence de motifs concrets justifiant son incarcération. Ils soulignent que le spectacle, joué à des centaines de reprises depuis trois ans, ne représentait aucun danger pour l’ordre public et devait être considéré comme relevant de la satire et de l’humour noir.