Le 10 octobre 2026, l’Association des droits de l’homme (İHD) et l’Initiative pour la liberté des prisonniers malades ont investi les rues à Istanbul (750e semaine de rassemblement) et à Ankara (631e semaine) pour dénoncer l’assassinat à petit feu des détenus politiques gravement malades dans les geôles turques. Les militants ont exigé la libération immédiate d’Abdulhalik Orak (52 ans, souffrant d’atrophie cérébrale et de paralysie) et de Botan Karsu (atteint d’un lymphome de Hodgkin de stade 4), tous deux sciemment privés d’accès aux soins urgents et soumis à un isolement carcéral renforcé.
Cette mobilisation a également souligné le rôle complice de l’Institut de médecine légale (ATK), bras armé du régime qui multiplie les faux rapports médicaux en infirmant les diagnostics hospitaliers pour maintenir des mourants en prison. Face au déni systématique du droit aux soins et au cynisme des autorités carcérales, les collectifs de familles et les défenseurs des droits humains dénoncent une véritable peine de mort déguisée et réclament la fin du régime d’isolement qui tue à huis clos.