Aux États-Unis, le mardi 19 mai, de nouvelles sanctions ont été imposées contre plusieurs militants et responsables engagés en faveur de la cause palestinienne, visant notamment des membres du réseau de soutien aux prisonniers Samidoun, Mohammed Khatib et Jaldia Abubakra, ainsi que Saif Abu Keshek, figure de la Global Sumud Flottilla, et Hisham Abu Mahfouz, représentant de la Conférence populaire des Palestiniens de l’étranger. Ces mesures s’inscrivent dans une série de décisions visant des acteurs liés aux mobilisations internationales de soutien à Gaza, notamment les flottilles humanitaires cherchant à briser le blocus.
Les sanctions annoncées gèlent les avoirs des militants aux États-Unis et interdisent généralement aux Américains de faire affaire avec eux. En raison de l’interconnexion du système financier international, les sanctions états-uniennes rendent souvent difficile l’accès aux prêts ou aux cartes de crédit. Les autorités états-uniennes les accusent de liens présumés avec des organisations palestiniennes classées comme groupes « terroristes ». Cette politique s’inscrit dans une stratégie plus large de répression transnationale visant à affaiblir les réseaux de solidarité, notamment en Europe et en Amérique du Nord, en lien avec les interceptions répétées de flottilles en direction de Gaza et le durcissement des mesures contre les militants et les organisations de solidarité.