Aux États-Unis, les hommes noirs sont fortement représentés parmi les personnes détenues pendant plusieurs décennies. On peut notamment citer Mumia Abu-Jamal, incarcéré depuis 44 ans, ainsi que plusieurs autres prisonniers, libérés ou décédés en détention, qui ont passé jusqu’à 67 ans derrière les barreaux. Cette situation s’inscrit dans un système carcéral marqué par la répression politique et le racisme d’État.
Parmi les prisonniers politiques noirs cités figurent Ruchelle Magee (67 ans de détention), Edward Poindexter (53 ans), Romaine « Chip » Fitzgerald (51 ans), Veronza Bowers (50 ans), Sundiata Acoli (49 ans), Jalil Muntaqim (49 ans), Russell « Maroon » Shoatz (49 ans), Herman Bell (45 ans), David Rice (45 ans), Mumia Abu-Jamal (44 ans), Albert Woodfox (43 ans), Herman Wallace (41 ans), Christopher « Naeem » Trotter (41 ans), John « Balagoon » Cole (41 ans), Mutulu Shakur (37 ans), Sekou Odinga (33 ans) et Robert Hillary King (29 ans).
Selon un rapport de 2022 du National Registry of Exonerations, les Africains-Américains représentent 13,6 % de la population états-unienne, mais 53 % des personnes dont la condamnation a été annulée après avoir été reconnues innocentes depuis 1989. Ils sont sept fois plus susceptibles que les Blancs d’être victimes d’une condamnation injustifiée pour des crimes graves.