Militant de Dallas–Fort Worth et fils de survivants du génocide du Bangladesh, Raunaq Alam est visé par une campagne de répression en raison de son engagement pro-palestinien. Arrêté en mars 2024 après une action symbolique contre une église soutenant Israël, il a subi perquisitions, inculpations et réincarcérations répétées, malgré le refus initial d’un grand jury de l’inculper. Le 24 septembre 2025, alors qu’il participait à une conférence de presse, un juge a déclaré sa liberté sous caution insuffisante et ordonné son arrestation. Raunaq s’est rendu volontairement au tribunal, accompagné de ses parents. Il a ensuite été placé en isolement total en quartier de haute sécurité à la prison du comté de Tarrant, dans des conditions inhumaines : cellule sale, sans lumière naturelle ni air frais, infestée d’insectes, privation d’accès à la cantine, entraves lors des visites de ses avocats et contacts familiaux limités à un écran. Le 27 septembre 2025, à l’issue d’une audience de deux heures, deux cautions totalisant 40 000 dollars ont été fixées, assorties d’une assignation à résidence de 30 jours sous bracelet électronique. Bien que le jury l’ait ensuite condamné uniquement à cinq ans de probation et à une amende de 10 000 dollars, rejetant l’accusation de crime de haine, le juge Brian Bolton a ignoré cette clémence et a imposé une peine de six mois de prison, le maximum autorisé, au titre des conditions de probation. Détenu depuis décembre 2025, Raunaq fait aujourd’hui l’objet d’un appel, tandis que sa défense et ses proches sollicitent un soutien financier pour couvrir les frais juridiques (voir ici).












