Depuis 2022, policiers et gendarmes français utilisent sur leurs téléphones professionnels NEO (nouvel équipement opérationnel) un outil de reconnaissance faciale connecté au TAJ (Traitement des Antécédents Judiciaires), permettant d’identifier des individus à partir d’une simple photo et d’accéder à des données personnelles concernant des millions de personnes. Une enquête de Disclose révèle que cette technologie est régulièrement utilisée en dehors de tout cadre légal, notamment lors de contrôles d’identité dans l’espace public, malgré des règles strictes limitant son usage aux enquêtes judiciaires et à des agents habilités. Des témoignages recueillis à Marseille, Paris ou Lyon décrivent des contrôles avec prise de photos forcée et identification instantanée, tandis que les autorités, informées de ces dérives, sont accusées de laisser faire.
France : Usage massif et illégal de la reconnaissance faciale par les forces de l’ordre